Blockhaus re-affect

 


 

Mille blockhaus furent érigés dans la région de Saint-Nazaire entre 1942 et 1944.

 

Juin 1940, les Allemands envahissent la France et prennent possession des ports de l'Atlantique. Saint-Nazaire sera une des bases opérationnelles des sous-marins U-Boot chassant sans relâche dans tout l'Océan Atlantique les convois américains ravitaillant l'Angleterre, dernier pays européen encore libre face à Hitler.Partie intégrante du Mur de l'Atlantique, protégée par près d'un millier de constructions fortifiées de tous types, la base sous-marine de Saint-Nazaire, surnommée « Flak City » par les bombardiers américains, ne sera jamais prise malgré les incessants raids anglo-américains.Refusant de nouvelles pertes, les Alliés se contenteront de l'encercler jusqu'à la fin de la guerre et feront de Saint-Nazaire la dernière ville libérée d'Europe, le 11 mai 1945.

 

 

«  Blockhaus re-affect »

 

« Blockhaus re-affect » propose de découvrir l'intimité des nouveaux habitants du Mur de l'Atlantique de la région de Saint-Nazaire où chaque génération va appréhender d'une manière symptomatique sa relation, souvent ambiguë, avec des constructions qui demeureront à jamais le symbole d'une occupation engendrée par la défaite.

 

Un passé à camoufler

 

Malgré leur architecture imposante, certains blockhaus semblent aujourd'hui faire partie du paysage, comme de banals rochers abandonnés à leur sort. Symboles d'un passé douloureux, fossiles de l'inutile, ils tombent dans un volontaire oubli.

 

Une architecture à occuper

 

A la faveur de l'urbanisation, d'anciennes positions de la Kriegsmarine reprennent un second souffle entre les mains de leurs nouveaux propriétaires qui essaient de les réutiliser en conservant, parfois, la trace de leurs premiers occupants.

 

Un patrimoine en devenir

 

Au cour de l'ancienne Poche de Saint-Nazaire, sortant de la disgrâce et de l'abandon, ces constructions  renaissent à travers leur nouvelle fonction.

Avec sensibilité, je vous invite à porter un autre regard sur ces vestiges où la ré-affectation peut aussi être synonyme de ré-affection.

 

 

 

Télécharger le dossier de presse

Télécharger la fiche technique de l'exposition

Ecouter l'interview de Radio Fidelité

Retour au sommaire